
Il m’arrive de m’abstraire,
sans en avoir conscience,
en un monde où ne peut se faire
la preuve de mon absence.
Les choses qui me retiennent
s’effacent une à une et alors
ne reste que ce mince fil d’or
solide comme mille chaînes.
Mon âme plonge en chute libre
où mes désirs tourbillonnent
et l’écume du plaisir me rend ivre
du bonheur qu’elle me donne.
Mon corps accueille à nouveau
mon âme baignée de mes rêves
et repart comme un vaisseau
lorsque le vent se lève.
(c) 2014 Didier SEHA